Les carnets de Daniel

Je suis très heureux d’avoir l’occasion de partager, dans ces carnets, divers sujets s’articulant autour du Yoga et de la philosophie.

En effet de nombreuses années de pratiques, de lectures, de recherches m’ont permis de rassembler une grande documentation de qualité à propos de la Tradition Indienne notamment.

Ce qui est le but essentiel de ce blog et de ces carnets c’est de vous faire découvrir le yoga dans toute sa richesse.

Mon épouse Marie vous guidera aussi en partageant avec vous le fruit de ses diverses formations ainsi que ses judicieux conseils afin que vous ayez une orientation équilibrée pour une vie meilleure, en bonne santé, plus riche intérieurement.

Avec Marie et Daniel vous voilà en de bonnes mains, respectueuses et attentives à vos besoins du moment afin de vous conduire à la découverte de votre Nature Profonde.

Elle va s’éveiller peu à peu en vous par votre pratique régulière et courageuse.

Embrouillé dans le cours de Philo ? – Lacoste Indien

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24/04/2020

Les Yamas : Yoga Sutras Sadana Pada : code moral

II/30 : ahimsā satya asteya bramacarya aparigrahāh yamah

Ahimsā : non-violence
Satya : vrai authentique, honnête, vertueux, véridique
Asteya : non-vol
Bramacarya : continence chasteté, études religieuses
Aparigrahāh : sans possessions, ne pas accepter de cadeaux
Yamah : restrictions

II/30 : La non-violence, la véracité, le non-vol, la continence et l’absence d’avidité sont les cinq piliers de yama.

Le principe de yama implique la non-violence en paroles, en pensées et en actions.
La sincérité, la véracité, et l’honnêteté, le non- vol, la chasteté, et le fait de ne posséder que le strict nécessaire, sans accepter de cadeaux, sans avidité.
Il est clair que ces règles et restrictions nous permettent de vivre en société tout en continuant à pratiquer le Yoga

II/31 : Les yamas sont de grands, puissants et universels vœux non limités par le lieu le temps et la classe.

Ils doivent être respectés par tous en toutes circonstances et en particulier par les élèves de Yoga quelle que soit leur origine ou leur situation.
Bien entendu il faut tenir compte des phénomènes culturels tels que les cérémonies religieuses, les vœux et les vocations de certaines personnes.
Ces restrictions constituent le fondement des règles sociales

Réf : Lumière sur les Yogas Sutras de Patanjali, B.K.S. Iyengar

Dans « La contemplation du Héros » de Christian Pisano nous lisons :
Premier Yama : Ahimsā : non- demande

Nous abordons les situations dans la demande, l’attente. On se rend compte de la violence qu’il y a demander aux situations d’être différentes de ce qu’elles sont. La violence qu’il y a à demander aux personnes, au monde de correspondre à nos attentes, de changer, de s’améliorer. On observe aussi la tension perpétuelle provoquée par cette exigence imposée à nous-même, d’avoir un corps et un mental différends, d’autres aptitudes, de nous conformer à un idéal, de nous projeter dans des destinations.

Deuxième Yama : Satya : ce qui est

Le silence de nos demandes nous permet de rester avec le « ce qui est » de chaque situation. Tout ce qui se présente est le « ce qui est ». Je ne peux y échapper. Je reste avec la source de l’évènement et même s’il y a fuite en avant pour échapper à la situation, ce divertissement devient lui-même le « ce qui est ». Je n’ai plus besoin ici de porter un quelconque costume psychologique.
Je peux me rendre compte que j’essaye toujours d’en revêtir un pour échapper à la nudité du « ce qui est ». C’est un peu comme essayer de se débarrasser de son ombre. Le « ce qui est » de chaque situation est Satya

Troisième Yama : Asteya : non besoin

Toutes nos actions semblent être motivées par un goût de manque. Nous sommes toujours en partance. Nous accumulons et recherchons les expériences, dans l’espoir qu’elles nous donneront satisfaction. Nous essayons de voler à la situation ce qu’elle ne pourra jamais nous donner, notre propre plénitude. Quelle que soit l’expérience, elle n’est éclairée que par notre présence. Au moment même de la réalisation du désir il y a un retour tranquille à soi, ou peut réaliser que rien n’a jamais manqué, et que nous n’avons besoin de rien. L’expérience n’est qu’un cadavre.

Quatrième Yama : Brahmacarya : Totalité et inévitabilité du « je suis »

Toutes les définitions que nous entretenons à notre sujet, toutes les différentiation et notions duelles que nous cultivions ont pour support la sensation même d’exister, d’être. Tous commentaires, pensées discursives, perceptions, sensations, émotions, nous ramènent à l’évidence d’être. Les cercles dans l’eau, qui s’éloignent de l’impact de la pierre, nous y ramènent. L’inéluctabilité du « je suis » se trouve dans sa négation, comme lorsque l’on est dans une chambre et que l’on dit : » il n’y a personne ».

Cinquième Yama : Aparigraha : non appropriation

Nous saisissons le monde en tant qu’objet pour y trouver un sens. Nous nous approprions l’objet de notre perception, car nous voulons qu’il réponde à notre demande, à nos attentes. L’objet se vide de sens, de contenu, lorsqu’il est reconnu uni dans l’acte de perception sur le fond de la Conscience. Je vois un livre avec une table des matières alléchantes, avec des connaissances que je recherche avidement. Tout à coup, je réalise que c’est ma propre présence qui l’éclaire, ainsi que toutes les connaissances contenues dans tous les livres. Je laisse donc l’objet de mon désir mourir dans cette intuition.
Ce qui ne m’empêche pas bien sûr de lire le livre.

Réf : La Contemplation du Héros, Christian Pisano p 210,212

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02/04/2020

Qui est le Seigneur Patañjali ?

Patañjali, c’est entre le IIème siècle avant et le IIème siècle après J.C, on ne sait pas exactement… (IVème-IVème, disent d’autres…), mais, grosso-modo, Patañjali c’est autour de Jésus Christ.

Donc entre les débuts du yoga (il y a environ 5, 6000 ans) et… Patañjali, la tradition du yoga, s’est transmise, oralement, de maître à disciple (« from guru to śiṣya »), de génération en génération, et ce pendant des millénaires, jusqu’à arriver jusqu’à nous, via Patañjali…

Patanjali a codifié les différends yogas existants à une époque ou vraisemblablement s’amorçait à peine une réflexion sur l’absolu dans sa relation avec la création, le monde et sa réalité.

S’il est vrai que Patanjali fut l’auteur des Yogas-Sûtras dans le courant du III siècle de notre ère, même du V siècle comme certains le prétendent, il est fort probable que celui-ci dut prendre en considération ce qui marquait l’hindouisme naissant à savoir la Bhakti, la dévotion au dieu personnel. Ce mouvement a nécessairement touché et influencé tous les niveaux et aussi le yoga, les yogas. Les ascètes et les yogis se référaient à un Dieu personnel, à Ishvara, mais cela était encore de l’ordre de l’expérience.

Nous verrons dès lors, que dans l’exposé classique du yoga tel qu’il fut travaillé par Patanjali, Ishvara intervient mais l’auteur lui accorde une place assez modeste, uniquement dans la mesure où elle est l’image d’un vécu expérimental.

Patanjali, comme la plupart des auteurs indiens n’invente rien, mais se contente de rassembler des données qui lui paraissent importantes pour son temps dont il emprunte le langage. Ces traditions doctrinales, il les a reçues et ne fait que les corriger et les publier.

Elles ne sont en tous cas ni ses découvertes personnelles ni même celles de son époque.

Mais ce qui établit la grande autorité de son ouvrage est d’être justement conforme à ces traditions séculaires de les transmettre selon le mode de composition très apprécié en Inde, en une suite d’aphorismes mnémotechniques réunis, tressés (Sûtras).

Son travail consiste en un tri des recettes pratiques et des enseignements théoriques du yoga articulé sur des points de vue philosophique du Samkhya (1) considéré par la tradition indienne comme le plus ancien Darcana (2).

Note 1 : Samkhya est une école de la philosophie indienne orthodoxe 

Note 2 : Darcana signifie vue, vision, aspect, en philosophie : méthode, point de vue doctrinal, école de pensée, système philosophique, doctrine de salut. Il y a six darsana dans la philosophie Indienne qui se complètent les uns les autres et forment un tout.

Dans la tradition indienne son texte est considéré comme d’origine divine et est toujours d’une actualité extraordinaire. La particularité des mots Sanskrit contiennent une foule d’idées, de correspondances à plusieurs niveaux qui de prime abord nous paraissent invraisemblables et qui s’éclairent intérieurement peu à peu par la pratique du yoga et par leur méditation régulière. Les informations apparemment éparses se relient peu à peu en nous et commencent à former une tapisserie sacrée, les mots, les Yogas Sutras deviennent peu à peu vivants en nous et s’incarnent ainsi dans notre chair, notre quotidien et ne sont plus alors des « notions » intellectuelles.

Rappelons-nous cette phrase connue : » la carte n’est pas le territoire » ou la photo n’est pas l’asana.

Enfin il faut souligner que dans l’Inde ancienne tout se transmettait oralement et que Patanjali a codifié, écrit les traditions orales de l’époque et ces fameux Yogas Sutras sont devenus ainsi le texte de référence du Yoga qui est un condensé de toutes ses connaissances à propos de la nature humaine. Il faut noter qu’il était aussi médecin et grammairien.

Donc : un traité de grammaire pour ré apprendre aux hommes la communication

Un traité de yoga pour comprendre le fonctionnement de leur corps, leur mental, leur égo, le chemin étape par étape pour re -découvrir leur Propre Nature véritable pleine d’humanité.

Un traité de médecine codifiée : l’Ayur veda, médecine de la vie pour que les hommes puissent se soigner et guérir.

Les cinq Yamas introduction

Note : A lire et méditer dans le calme et avec l’esprit paisible, la digestion des articles est alors plus facile. Nous entrons à présent dans le vif du sujet, à savoir l’étude et la méditation des Textes Sacrés du Yoga. C’est d’un abord difficile au début, comme les premières fois ou nous pratiquons des asanas. Il s’agit donc de prendre nos premiers repères et surtout ne pas vouloir intégrer rapidement ces nouvelles informations.

Lisons détendus sans résister ni faire des commentaires du style : « Je n’y comprend absolument rien »

Comme dans l’asana les premières fois : « je ne perçois rien d’agréable, ça tire partout, je me sens perdu ». Laissez -vous pénétrer peu à peu par des lectures courtes et régulières afin de percevoir la richesse profonde cachée à l’intérieur de ces textes anciens et des commentaires qui gardent toute leur fraicheur dans la précision de leur transmission.

La lecture, la méditation des Yogas Sutras est d’un abord difficile au début car nous n’avons aucun repère par rapport à ceux qui nous été enseignés à l’école, à l’université etc. Prenons patiemment nous nouveaux repères par rapport à notre pratique du Yoga afin de l’enrichir intérieurement par la méditation de ce texte fondamental du Seigneur Patanjali. C’est comme la pratique des asanas qui est perçue de l’extérieur vers l’intérieur de plus en plus profondément. Au début la perception est intellectuelle au niveau du cerveau et puis peu à peu les Yogas Sutras s’intériorisent et deviennent Vivants en nous du fait qu’ils expliquent très précisément des réalités intérieures vécues.

« La réussite dans le Yoga n’est pas obtenue par la seule lecture des textes sacrés.
Certes ce sont des aides de plus en plus essentielles, mais sans pratique, elles restent théoriques. Une philosophie est valable si elle est applicable et qui plus est, applicable à la façon dont vous vivez votre vie maintenant. Même Patanjali, ce génie spirituel disait que le Yoga n’est maîtrisé qu’au prix d’une pratique longue, persistante et ininterrompue, accomplie avec zèle et détermination »

Réf : La Voie de la Paix Intérieure B.K.S. Iyengar, p 69 Ed. Inter Éditions.
Note : ajoutée par nos soins

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14/12/2019

Les origines du Yoga indien

Les racines du Yoga demeurent, pour la quasi-unanimité des spécialistes, incertaines et confuses, car leurs origines lointaines se situent bien avant l’arrivée des Aryens (1) et de leurs Brahmanes en Inde, bien au-delà de 1500 av J.C.

Aryens vient de Arya : noble. Ces envahisseurs viennent d’Asie centrale et du Caucase.

(1) au sujet des invasions aryennes en Inde, ce fait est vivement contesté actuellement
Cf : L’Inde et l’invasion de nulle part, livre de Michel Danino, le dernier repaire du mythe aryen

De même on ne peut parler d’un fondateur ni d’un lieu exact de naissance : le Yoga ferait partie de ce vaste sous-continent très diversifié qu’est l’Inde et il constituerait depuis les temps les plus reculés une manière d’être religieuse, de l’être humain tentant de se situer et de se reconnaître dans son univers par rapport à l’Univers.

L’Inde est la terre d’origine du yoga : son histoire est étroitement liée à celle de la civilisation indienne. C’est une discipline élaborée depuis la plus lointaine antiquité pour aider les êtres humains à traverser la souffrance, et trouver l’unité et la joie dans leur corps et leur âme. Le Yoga fait partie de l’un des six systèmes philosophiques majeurs de l’Inde.
C’est un darsana, terme qui veut dire porter un regard sur le monde.

Lire … méditer … recommencer …

D’un bout à l’autre de son histoire et sous quelque forme qu’il se présente, le Yoga a toujours posé la question de la situation de l’être humain par rapport au cosmos, sa relation possible avec un principe supérieur.

Le Yoga constitue une dimension spécifique de la spiritualité indienne et est présent partout dans cette spiritualité, dans la tradition orale, dans les littératures sanscrites et vernaculaires.
L’approximation de la date du 4 ème millénaire av J.C peut être donnée grâce aux découvertes au Sindh et au Pendjab (Pakistan actuel), mettant à jour deux grandes villes citadelles Mohenjo-Daro sur l’Indus et Happara sur la Ravi. Ces découvertes archéologiques furent effectuées par Sir John Marshal E. Mackay et leur équipe.
La civilisation de la vallée de l’Indus (-5000 à -1900), était une civilisation de l’Antiquité.
Entre 1922 et 1927 à Mohenjo-Daro, des fouilles à grande échelle sont entamées.
Parmi les nombreux cachets en stéatite découverts, certains représentent un homme assis à la façon des yogis et entouré d’animaux, ressemblant à un proto-Shiva en Pashupati.

Fresque du temple des Naths yogis

Les premiers textes qui abordent le Yoga sont les Upanishads, conçus dans des écoles de sagesse qui se sont développées à partir du VII° siècle avant Jésus-Christ. Dans ces textes, les sages font part d’expériences d’immobilité méditative ou de l’attention portée au mouvement du souffle.
C’est une conception très « mystique » des rapports entre le corps et l’esprit qui se développe.

Le yoga apparaît ensuite dans toutes les littératures spirituelles de l’Inde, où il désigne toujours des formes de discipline qui unissent le corps et l’esprit, l’homme et l’univers, l’humain et le divin… tout ce qui peut être « joint » pour procurer un état de bonheur, de plénitude ou de libération, rendant complémentaire ce qui peut sembler être opposé (le jour et la nuit, la lune et le soleil etc …)

Aux alentours de notre ère (IIème siècle avant et IIème siècle après J.-C.), une synthèse philosophique donne au yoga sa structure classique, au travers d’un ouvrage qui fait référence : les Yoga Sûtras, attribués à Patanjali.

Extrait d’un Interview avec T.K. Sribhashyam :
« Le yoga trouve ses origines en Inde, il y a plus de 5 000 ans. C’est à l’époque de Patanjali (en 200 avant J-C) que les premiers écrits fondateurs du yoga sont nés. Ces écrits en sanskrit sont rassemblés sous forme de petites sentences inspirantes qui portent le nom de Yogas sutras.
Le Yoga n’est apparu dans les textes védiques (Veda, Upanishad, Épopées, etc. …) que très progressivement, au fur et à mesure que la tradition védique incorporait des éléments, des puissances divines, des rites et des pratiques de la très ancienne tradition Shivaïte.

Sérénité

Outre les écrits de Patañjali, le Yoga de l’Inde a largement puisé ses fondements dans des textes sacrés et philosophiques tels que :
Le Vedanta,
Les Upanishads
La Bhagavad-Gita
Le Samkya
La Hatha-yoga Pradipika,
Le Tantrisme et le Bouddhisme.

Il faut aussi considérer les textes du Yoga du Cachemire comme ceux du philosophe Abhinavagupta Xème-XIème siècle.

En plus, la philosophie indienne se compose de six Darshana ou points de vue.

Morceau d’Histoire Indienne

Nous pouvons ainsi constater que la pratique du Yoga s’appuie sur divers textes, points de vue complémentaires qui suivent des lignées particulières développées tout au long de l’histoire indienne.

Actuellement, en général les élèves qui pratiquent le Yoga ne peuvent imaginer une telle richesse si leur professeur ne leur en parle pas.

Shri. B.K.S. Iyengar dit que la pratique du Yoga sans la philosophie est de la gymnastique

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29/11/19

Définition du Yoga

Yoga est un terme sanskrit, un terme clé de la pensée de l’Inde ancienne ;
Le mot yoga ayant en sanskrit deux racines reconnues à deux sens possibles.
L’un voulant dire «méditer» ou «entrer en transe». L’autre voulant dire «joindre».

Dans ce dernier sens le mot sanskrit Yoga et le mot anglais «yoke» sont considérés comme ayant une racine commune. Ce sens donné à Yoga semble plus généralement accepté par les yoginis ou yogis.
Atteler ensemble fait référence au fait de tenir les rênes d’un attelage pour le guider, attelage dans lequel on retrouve les notions de coordonner, joint, contrôlé.
C’est sous la définition d’attelage qu’on le rencontre dans les textes védiques, désignant un type particulier d’attelage où de pièces de bois constituant celui-ci.
Quand le mot yoga apparaîtra dans le Bouddhisme, 6ème siècle avant JC, il n’aura plus cette signification de discipline individuelle mais il deviendra le yoga, une pratique fondée sur une théorie, une école ou s’enseigne l’un des chemins menant à la délivrance, l’une des voies de salut.
Le mot yoga évoque aussi à l’origine toute méthode destinée à maîtriser la vie psychique, à coordonner les processus mentaux, toute activité intellectuelle comme discipline individuelle.

Le Yoga libère des chagrins de la vie ainsi que des maladies et fluctuations du mental.
Il donne sérénité et sang-froid, une unité intérieure dans les divers combats de la vie.
Le Yoga est l’étude du fonctionnement du corps, du mental, et de l’intellect dans le
processus de libération. C’est l’expérience d’une connaissance acquise par soi-même et non le résultat d’études uniquement livresque.
D’un bout à l’autre de son histoire et sous quelque forme qu’il se présente, le Yoga a toujours posé la question de la situation de l’être humain par rapport au cosmos, sa relation possible avec un principe supérieur.

Donc : Yoga vient de la racine Yuj signifiant : unir, lier joindre.
Et aussi atteler ensemble, maitriser, etc.

Ce double sens indique que le Yoga est une méthode, une discipline pratique visant à obtenir un état d’union stable, ou l’homme se perçoit comme faisant Un avec l’univers (1).

(1) il est intéressant de voir l’étymologie de «univers» qui vient du latin universum,
uni-versum : L’UN -multiple

Khajurâho

Ceci nous indique que la conscience est essentielle dans le domaine du Yoga, en pratique évidemment et vu son importance elle est mentionnée très souvent dans les textes classiques du Yoga.
«Quand les sens sont calmes que l’esprit est au repos que l’intelligence ne dévie pas de sa ligne, alors dit le sage est atteint l’état le plus haut. La stabilité des sens et de l’esprit a été définie comme Yoga. Qui l’atteint est libre d’illusion.»
Katho – Upanishad (2)

(2) Les Upanishads :
Upa : près de
Ni : en bas, aux pieds de
Shad : s’asseoir
« UPANISHAD signifie « assis par terre aux pieds du Maître », pour écouter son enseignement… selon la coutume indienne, les jambes croisées, dans une posture très similaire à celles de la méditation.

Cet enseignement spirituel que nous livrent les Upanishads apparaît au IVe siècle av. J.C., « L’intelligence ne dévie pas de sa ligne » ici est indiqué un principe fondamental : ligne, axe, orientation, vie droite, être droit, etc.
Dans le prochain chapitre nous verrons quelles sont les origines du Yoga issu du bassin de l’Indus il y a probablement plus de 5000 ans.

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Yoga & vie quotidienne